jeudi 27 septembre 2012

Une mise à jour de l'enseignement

Bonne fin d'après-midi!

Pas de recettes pour aujourd'hui ni d'entraînements à vous partager. 

J'écris ce petit message pour vous informer, premièrement, que malgré le nombre d'articles espacés sur le blogue, je suis toujours de ce monde! Je n'ai juste pas eu le temps d'écrire et je n'ai pas cuisiné de recette vraiment intéressante ces derniers jours.

Lundi, j'ai tenté de faire des biscuits, mais j'ai fait la rencontre de M. Échec! Au moment de les enlever de la plaque à cuisson, les biscuits se sont démolis et ont pris la forme de milliers de graines. Ils ne sont donc pas présentables sur le blogue. 



Toutefois, les résidus des biscuits sont tellement bons, que je n'ai pu me résoudre à les jeter. 

Ces «biscuits» à l'avoine, aux raisins et aux deux chocolats font maintenant office de granola. Qui plus est, je ne suis pas capable d'empêcher ma main de se diriger vers le plat à biscuits... J'en suis complètement accro. 

Je. n'ai. aucun. contrôle.



Il va falloir que je trouve un moyen de leur donner une forme normale, car ils valent la peine d'être cuisinés, et surtout mangés!

Deuxièmement, je désire vous mettre au courant de la situation que je vis au travail. 

Cette semaine, j'ai accepté une petite, très petite tâche dans une école secondaire : je suis maintenant enseignante de français pour un groupe en cinquième secondaire dans une école privée.

J'ai hésité longtemps avant d'accepter cette tâche, car je sais qu'il n'y a pas de débouchées pour l'année scolaire suivante dans cette école. Je remplace une enseignante en congé de maternité qui, elle, remplaçait déjà une autre enseignante en congé sans solde. 

J'ai pesé les pour et les contre de cette tâche, car j'avais peur (et j'éprouve toujours cette crainte) qu'elle m'empêche d'obtenir un emploi plus intéressant dans une école d'une commission scolaire. Même si je sais que cela va mal dans les commissions scolaires, je ne peux m'empêcher de me dire que peut-être j'aurais eu un petit contrat dans une commission scolaire. 

Ah les fameux si!

Vous savez (en fait, vous ne savez peut-être pas), pour entrer sur la liste de priorité d'une commission scolaire, il faut enseigner pendant X nombre de jours (il me semble que c'est 200) et obtenir un (ou des) contrats d'un certain pourcentage (pourcentage que j'ai oublié). 

Le processus est long, surtout ces années-ci avec le peu de contrats et la baisse de clientèle (d'élèves) dans les écoles secondaires. 

J'en suis venue à la conclusion qu'il m'était préférable d'accepter une petite tâche qui puisse être comblée par de la suppléance, soit dans cette même école, ou encore dans les autres écoles secondaires. Ainsi, je garde les pieds dans la commission scolaire, me permettant quand même d'accumuler une certaine ancienneté. 

Je suis quand même fière de moi, car je suis sortie de ma zone de confort : en acceptant cette tâche, j'ai pris un risque. Mais sans risque, l'on n'avance pas dans la vie. Il arrivera ce qu'il arriverai et je vivrai avec les conséquences. Peut-être même que je m'en fais pour rien.

Avec un seul groupe, je peux entièrement me consacrer à mes élèves et à ma planification. Je pourrai élaborer des projets de qualité qui pourront éventuellement être utilisés dans le futur. 

Et, autre point positif, j'irai au bal de finissants de mes élèves... c'est tellement plaisant!

Cet après-midi, j'ai pioché dans mon nouvel agenda...



 ... et dans mon planificateur de cours.



Wahou, c'est la première fois que je possède un tel document et j'en suis excitée! Un peu comme lorsque je recevais mes nouveaux manuels et effets scolaires en début d'année lorsque j'étais moi-même élève.

Rassurez-moi et dites-moi que je ne suis pas la seule à avoir été emballée par l'odeur des cahiers neufs!

Bref, morale de mon histoire : faites des bébés, que je puisse obtenir un contrat!

Bonne fin de journée!

P.S. Je vous reviens bientôt, je l'espère, avec une nouvelle recette réconfortante, rapide et facile comme tout à réaliser.

Question du jour : À quand remonte la dernière fois où vous avez pris un risque, ou vous avez hésité avant de prendre une décision quand même importante?

18 commentaires:

  1. Je ne m'inquiéterais pas pour les années à venir, depuis 2006, on dirait que la région de Québec (et même ailleurs!) vit un "baby-boom" ! Je ne cesse de voir des bébés, des femmes enceintes! Ils vieilliront et auront besoin de toi comme prof sous peu, t'inquiète!

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    1. Je sais pour le baby boom, il me faut juste un peu de patience! ;) Il manquait d'enseignants au primaire en début d'année, j'imagine qu'il en sera de même lorsque les enfants passeront du primaire au secondaire dans les années à venir!

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  2. J'ai pris un gros risque à la fin du mois d'août... en refusant un contrat de 80 % ! Il faut savoir que les 3 écoles touchées pas ce contrat étaient à plus d'une heure de route (sans compter le trafic et les conditions hivernales... ce n'est pas toujours évident sur les routes de campagne!). Finalement, je suis bien heureuse de ma décision... d'autres offres m'ont été proposées !

    Je suis sûre que tu as pris une bonne décision ! Moi aussi, j'aime ça, l'odeur des cahiers neufs !!! :-)

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    1. Tu as bien fait, Marie! Comme tu le dis, l'hiver avec les conditions routières, ce n'est pas facile. Surtout si les écoles sont à 1h de route de chez toi!
      Et tant mieux, d'autres offres t'ont été proposées! Je suis contente pour toi. J'ai hâte qu'on se voit, tu pourras m'en dire plus :)

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  3. Ah! l'odeur des livres et des cahiers!!! Qu'est-ce que c'est agréable... Tu sais, il n'y a que toi pour savoir si tu as pris une bonne décision... Mon chum, qui est aussi un prof à statut précaire refuse de signer tout contrat en-dessous de 80%... Jusqu'à maintenant, ça lui réussit, il a été chanceux... Sauf que, je me rends compte que dans votre coin la situation semble être plus difficile qu'ici!

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    1. Ouf, si j'attendais d'avoir un contrat à 80%, je n'aurais jamais travaillé! Il y a 2 ans, j'ai obtenu un 77%, l'année dernière, en fin d'année, c'était environ un 50% et cette année, c'est 25%. Je l'ai pris quand même, car je crois qu'il n'y aura pas grand chose de mieux...

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  4. Ahhh les cahiers neufs...quels bons souvenirs!!! J'ADORAIS tout simplement cette odeur et de pouvoir les corder jour après jour dans mon sac jusqu'à la rentrée scolaire...ha ha!!! Sois rassurée alors, il y a pire que toi...hi hi!!!

    Bravo!!! T'as fait preuve de courage en prenant cette décision. Comme l'expression le dit si bien, qui risque rien n'a rien. Fais toi confiance et surtout fais confiance à ton instinct. On se trompe rarement ainsi. Et dit toi, rien n'arrive pour rien, alors il y aura certainement une leçon à retirer de cette décision.

    J'admire ton courage, car je suis du type un peu trop ''mémère'' pour prendre des risques. J'ai bien de la difficulté à sortir de ma zone de confort. Parfois, je m'en veux après coup de ne pas m'avoir laissé aller à l'opportunité. Je ne peux que te dire Bravo!!! Et, bonne chance :)

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    1. Merci, Jessica, d'adhérer à ma folie des cahiers neufs hihi! ;)

      Après réflexion, je crois que je l'aurais regretté si je n'avais pas accepté ce petit contrat. J'aurais eu des remords! Alors je pense avoir bien fait :)

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  5. Côté risque professionnel ça fait bien longtemps que ça ne m'est pas arrivé!! Mais habituellement je suis quelqu'un qui fonce la tête première dans les nouveaux projets, en fait c'est ce qui me stimule et me motive à me lever le matin.

    Je suis certaine que c'est la bonne décision que tu as prise. Tu auras un groupe stable que tu pourras suivre toute l'année ce qui va t'apprendre beaucoup et te permettre d'explorer une autre façon de travailler.

    Tu me donnes envie de retourner à l'école avec ton odeur de livres neufs!! Il y a un programme en nutrition à l'Université Laval qu'on peut faire à distance qui me tente énormément.

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    1. C'est vrai que les défis, c'est stimulant! Quand je ne recevais pas d'appels pour de la suppléance, je me sentais mal de ne pas travailler, à la limite coupable et même si je me tenais occupée, j'avais peur d'abrutir mon cerveau! Alors, vive les défis et le boulot!

      Ahhh ce programme, ce serait pour toi l'occasion de plonger tête première dans un nouveau défi! Si tu en as envie et que ça te travaille, je t'encourage à t'inscrire! =)

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  6. Ça l'air tellement difficile, les conditions de travail en enseignement pour les nouveaux profs. J'ai abandonné mes études en enseignement en adaptation scolaire après deux ans. Même si cette "décision" m'a fait beaucoup de peine à l'époque, je ne pense pas que j'aurais eu les nerfs assez solides pour toffer les premières années à faire de la suppléance et ne jamais savoir à l'avance où je m'en vais.

    Cela dit, il paraît qu'il n'y a pas vraiment de mauvaises décisions; chaque décision amène une expérience différente. J'ai l'air zen de même, mais j'ai bien de la misère à l'appliquer dans ma propre vie! J'ai TELLEMENT de la misère à prendre des décisions. Ça m'a pris des semaines à décider si j'allais faire ma formation de yoga au Québec ou à l'étranger et une fois que j'ai finalement opté pour la faire à l'étranger, j'ai passé plusieurs autres semaines à choisir parmi la multitudes de programmes offerts (je m'étais tout de même limité au Mexique et à l'Amérique Centrale). Ça n'a pas été facile!

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    1. Effectivement, les conditions ne sont pas faciles quand on commence dans le domaine de l'enseignement! C'est une période à passer, mais ça en mène plusieurs à réfléchir sur leur choix de carrière seulement à cause de la précarité de l'emploi.

      J'apprécie le partage de ton point de vue, Katmandou! J'aime bien le fait de voir que toutes les décisions mènent à diverses expériences.

      Moi, je te trouve suuuuper courageuse d'être allée suivre ta formation à l'étranger! Finalement, est-ce que tu vas donner des cours de yoga à Québec? Si oui, j'aimerais bien passer dans une de tes classes hihihi! =)

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  7. Le 5e secondaire, ça doit être pas mal pour l'enseignement, j'imagine. En tous les cas, les élèves sont plus matures. Est-ce que tu leur feras lire un roman? Je ne sais vraiment pas à quoi ressemble le secondaire 5 aujourd'hui.

    Nous, on avait lu un roman de Maryse Condé... je ne crois pas que c'était le choix idéal pour donner le goût de la lecture à des jeunes de 16-17 ans, mais moi j'avais quand même bien aimé.

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    1. Oui, le secondaire 5, c'est vraiment un niveau trippant. Par contre, aujourd'hui, mes élèves n'étaient pas du monde, ouf!! Je ne sais pas ce qu'ils avaient... peut-être parce qu'on était vendredi!

      Côté lecture, ils sont en train de lire «Les cerfs-volants de Kaboul». Pour les autres romans, je ne sais pas encore, je vais devoir planifier le reste de l'année scolaire avec les deux autres profs de français de 5e secondaire.

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    2. Je n'ai pas encore lu ce roman, mais ça fait très longtemps que je veux le lire...

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  8. Difficile de sortir de sa zone de confort, mais lorsque la décision est prise, rares sont les regrets!

    Ma dernière décision importante qui m'a sortie de ma zone? Accepter d'aller faire une course de vélo sur une des étapes du Tour de France avant que le Tour de France officiel ne passe. 150 à 200 km à rouler dans les Alpes. Dire oui sans avoir la date exacte encore de l'étape et sans savoir exactement quel sera le trajet...

    Honnêtement, je me trouve un peu folle de m'embarquer dans une telle aventure, mais je l'aurais été encore plus si j'avais refusé. C'est exactement le type de truc qui ne passe qu'une seule fois dans une vie :)

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    1. Oh wow, quelle belle expérience tu vivras! Ce sera tellement beau, j'en suis persuadée! Rouler dans les Alpes... comme ce doit être magnifique! J'espère que tu m'en donneras des nouvelles lorsque tu auras vécu cette folle expérience :)

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    2. Merci!! J'ai bien hâte. 10 mois de préparation. À suivre!!

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